Muses en Sorbonne ?

“La destination du chercheur dépend de la route qu’il suit”

Cette citation de Mohyddin Ibn Arabi (un des maîtres de la mystique soufisme du 12ème siècle), traduit en quelques mots les raisons qui nous ont conduit à créer ce blog.

Nous sommes deux jeunes historiennes actuellement en thèse de doctorat à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Contrairement à certains de nos collègues de l’Ecole Doctorale de Paris 1, nous ne sommes ni professeurs, ni allocataires de thèse. Toutes les deux, sommes donc salariées dans le secteur privé.


Pourquoi Muses en Sorbonne ?

Bien que nous soyons deux historiennes limiter notre projet à Clio muse de l’histoire, nous a semblé dès le départ réducteur. Les Sciences Humaines et Sociales, qui sont représentées dans la mythologie grecque par Neuf Muses, pour neuf matières scientifiques, sont aujourd’hui parfaitement transdisciplinaires. Par conséquent, la publication d’articles dans chacune de ces disciplines scientifiques, est profitable à la réflexion intellectuelle de chacun.

Prochainement, l’onglet Histoire que nous connaissons plus particulièrement, sera rejoint par huit autres matières pour donner naissance à la version définitive des Muses en Sorbonne. Ces dernières seront : la Géographie, la Sociologie, l’Anthropologie, l’Ethnologie, l’Histoire de l’Art, l’Archéologie, la Philosophie, la Littérature et la Linguistique

Ce blog à pour finalité de permettre à l’ensemble des membres de la communauté scientifique, tant étudiants que professeurs, de pouvoir publier leurs recherches en cours et résultats de leurs travaux sur un support autre que les revues spécialisées. Il est notable de constater que la publication d’articles par les jeunes professionnels de la recherche, est aujourd’hui relativement ardue.

Les événements politiques qui entourent le monde universitaire et celui de la recherche ne sont pas favorables aux chercheurs. Face à la mise en place définitive du système LMD et à la chute vertigineuse des postes dans l’enseignement et la recherche, ceux-ci doivent désormais soutenir leur thèse dans un délai de 3 à 4 ans au détriment de la publication d’articles et de la communication en général sur leurs recherches. Les conséquences sur la qualité scientifique des travaux de doctorat sont évidentes tout autant que leur réception par le monde universitaire. Jusqu’à présent, le “système” consistait à se légitimer scientifiquement via des publications et une communication active auprès du Conseil National des Universités en vue d’une qualification et d’un poste. Notre blog, à donc également pour vocation de faire connaître les nouveaux thèmes d’études au monde scientifique.

Néanmoins soucieuses de vous fournir une plateforme de qualité, nous envisageons de fixer la taille maximale des articles à 3000 caractères (ce qui est actuellement en vigueur dans les revues spécialisées), permettant ainsi aux auteurs n’ayant jamais écrit d’articles dans une revue de se familiariser avec ce format académique.  Toujours dans cette perspective de qualité, un comité de lecture, sera mis en place pour chacune des matières concernées, se réservant le droit de relire les articles qui seront soumis à la publication.

Plus qu’une possibilité de publier des articles, Muses en Sorbonne se veut une plateforme de dialogue et d’entraide entre les chercheurs. Sur les différents onglets de ce blog, vous aurez prochainement la possibilité de trouver des tutoriaux méthodologiques, des comptes rendus, un forum, des offres d’emplois et de stages, des liens externes sur les bibliothèques et autres centres de recherches, mais également une mine d’informations concernant les appels d’offres et les modalités existantes pour le financement de vos travaux.


En constante évolution, nous sommes à la recherche de jeunes professionnels de la recherche, dans les différents domaines couverts par les Muses. N’hésitez-pas, à nous faire part, de vos besoins, de vos idées d’articles, ou encore des améliorations que nous pourrions apporter à ce blog.

En vous souhaitant une excellente lecture,

Mlles RIMBAULT et TOURNIEROUX